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Acceptabilité des projets : comment Teréga associe ses territoires à chaque étape

Acceptabilité des projets : comment Teréga associe ses territoires à chaque étape

De la concertation en amont des études jusqu’au suivi après la mise en service, Teréga place le dialogue territorial au cœur de ses projets d’infrastructure énergétique. Une démarche qui vise à co-construire des projets durables, en lien étroit avec les riverains, les élus et les acteurs locaux.

Le dialogue territorial comme point de départ

Lancer un projet d’infrastructure énergétique ne se limite pas à l’obtention d’une autorisation administrative. Dans un contexte où les exigences citoyennes s'intensifient et où le syndrome NIMBY (« Not In My BackYard », en français « pas dans mon jardin ») peut faire échouer les projets les mieux intentionnés, l'acceptabilité est devenue une condition sine qua non.

Pour Teréga, c'est une conviction ancrée de longue date : des premières études de tracé aux programmes de surveillance post-chantier, en passant par les concertations publiques et les échanges directs avec riverains, élus et acteurs économiques, le groupe a généralisé la mise en œuvre d’un dispositif d’acceptabilité appuyé sur plusieurs leviers, en fonction de la nature et de l'ampleur de chaque projet. Car un projet réussi est un projet qui s'inscrit dans le partage d'informations avec toutes ses parties prenantes, et ce dès le début.

L'acceptabilité ne commence pas à l’arrivée des engins sur le terrain. Elle se construit bien en amont, dès la phase d'identification des enjeux liés au projet. Teréga a fait du dialogue territorial une priorité, avant même le lancement des études formelles : échanges avec les collectivités, les CCI, les syndicats d'énergies, les chambres d'agriculture, les associations locales… L'objectif est multiple : détecter les enjeux locaux en amont, anticiper les points de friction, comprendre les dynamiques économiques locales, favoriser l'insertion professionnelle et ainsi générer des retombées socio-économiques pendant – et après – les travaux.

Pour le projet REVA (Renouvellement de la canalisation Villariès-Albi) par exemple, ce dialogue a démarré plusieurs années avant le lancement officiel de la concertation en 2022. Pour BarMar, les porteurs du projet (Teréga, NaTran, Enagás) ont engagé des échanges préliminaires avec les ministères concernés, les autorités portuaires et les acteurs du développement éolien offshore bien avant la saisine de la CNDP (Commission Nationale de Débat Public). Cette anticipation n'est pas anecdotique : elle conditionne la qualité de tout ce qui suit.

Ce que la loi exige… et ce que Teréga fait en plus

Pour tout projet de canalisation de transport de gaz, Teréga doit soumettre une demande d'autorisation de construire et d'exploiter (DACE) au Préfet du département concerné par la DREAL ( Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement  ) Ce dossier comprend deux études clés : une étude de dangers, validée par la DREAL, qui définit et justifie les mesures prises pour réduire la probabilité d'accidents, et une évaluation environnementale, conduite selon la méthode éviter-réduire-compenser, qui s'appuie sur des diagnostics faune et flore menés sur quatre saisons. Le projet est ensuite soumis à consultation administrative pouvant donner lieu à une enquête publique organisée par le Préfet.

Ces étapes constituent le plancher réglementaire : Teréga va systématiquement au-delà.

Pour en savoir plus sur nos projets
Projet pose de canalisations

Pour les grands projets : la concertation CNDP, levier de légitimité

Pour les projets d'envergure qui le justifient – soit en raison de leur nature et de leur ampleur, soit parce que Teréga choisit d'y recourir volontairement – la concertation préalable du public sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP) constitue le mécanisme le plus structuré. Des tiers indépendants désignés veillent à la sincérité des échanges et en publient le bilan à l'issue du processus.

L’exemple du projet BarMar est une nouvelle fois parlant : après saisine de la CNDP en juillet 2025 et désignation de trois garants, la concertation s'est tenue du 6 mai au 12 juillet 2026.

25 temps d'échange ont été organisés : réunions publiques, tables rondes d'experts devant un panel de citoyens, conférences-débats thématiques sur la biodiversité marine, la pêche ou l'écosystème hydrogène en Occitanie, visites commentées sur site, débats avec des lycéens, débats mobiles sur les marchés, webinaires... La concertation a permis de recenser les usages de la mer dans le fuseau d'étude, de hiérarchiser les enjeux environnementaux, de formuler des propositions de mesures d'évitement et de compensation, tout en préparant l'association des parties prenantes au suivi du projet dans ses prochaines phases.

Un bilan sera prochainement rendu par les garants de la CNDP : Teréga communiquera alors sur cette restitution, ses enseignements et ses engagements auprès des parties prenantes..

Pour les projets de renouvellement : une consultation adaptée

Les projets de renouvellement de canalisations existantes – destinés à garantir la sécurité d'approvisionnement, à moderniser le réseau ou à réduire l'impact environnemental – ne relèvent pas des mêmes contraintes réglementaires. Ils font l’objet d'une concertation spécifique, adaptée à leurs enjeux propres.

Sur le projet REVA, qui consistait à moderniser 72 kilomètres de canalisation, Teréga a organisé une concertation volontaire incluant des réunions publiques et des rencontres thématiques ciblées selon les publics concernés. Une session dédiée aux enjeux agricoles a été organisée à Parisot, une autre autour de l'innovation à Albi, avec des replays en ligne pour toucher ceux qui ne pouvaient se déplacer. Ces échanges en amont ont permis de nourrir les études du projet afin d’avoir une vision la plus précise des enjeux du territoire. 

Pendant et après : la relation de proximité dans la durée

L'engagement de Teréga envers ses territoires ne s'arrête pas à la concertation. Pendant les travaux, un constat d'état des lieux contradictoire est réalisé avec chaque propriétaire et exploitant avant et après le chantier. Les conventions de servitude sont signées à l'amiable. Les dommages aux cultures sont indemnisés, les parcelles remises en état à l'identique.

Après la mise en service, la surveillance est continue, tandis que l'étude de dangers est mise à jour tous les cinq ans pour s'adapter aux évolutions des territoires traversés. Un Plan de Sécurité et d'Intervention (PSI) est communiqué aux pouvoirs publics.

Un modèle qui dépasse la conformité

Qu'il s'agisse d'une canalisation sous-marine d'hydrogène entre Barcelone et Marseille ou d'un renouvellement de canalisation en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine (...), la philosophie est la même : adapter les mécanismes à la nature du projet, maintenir l'exigence du dialogue. L'acceptabilité n'est pas un ticket d'entrée qu'on obtient une fois pour toutes, c'est une relation que l’on construit dans la durée, avec chaque partie prenante, à chaque étape du projet.

Pour Teréga, il s’agit là d'une conviction : les projets qui vont au bout sont ceux qui ont été co-construits avec leurs territoires.